Les grenomes dans l’imagerie

Bien que très présents dans la tradition orale, de rares images des Grenomes ont été retrouvées.
 Abside sud de l'église de Saint-Vivien (1880)
Abside sud de l'église de Saint-Vivien (1880)
Deux bas reliefs à leur effigie, situés sur l’abside de l’église de St-Vivien-de-Médoc, invitent à envisager la présence de grenomes en Nord Médoc dès la fin du 19ème siècle. Leur faible population et leur caractère méfiant et craintif expliquent que les témoignages de rencontres avec des humains soient rares. Dans l’imaginaire médocain, son apparence étrange d’ animal mi-primate, mi-batracien, a longtemps suscité un mélange de peur, de fascination et de tendresse.
 Croquis d’une patte de grenome adulte par Etienne Desmonjeaux (Gazette de zoologie, mai 1939)
Croquis d’une patte de grenome adulte par Etienne Desmonjeaux (Gazette de zoologie, mai 1939)
Les grenomes ont un statut ambivalent dans l’imaginaire médocain. Très présents dans la culture populaire, ils sont considérés soit comme des animaux peureux et mystérieux qui fuient l’homme, soit comme des nuisibles, dont les terriers fragilisent les digues.
Croquis des Vigneaux, Palu de Talais
Il passe une grande partie de son temps immergé dans des eaux peu profondes, à l'abri dans les hautes roselières ou à chercher sa nourriture sur la terre ferme.
Son invisibilité et les sombres marais où il vit en ont fait un objet de fantasme dans la culture populaire médocaine. Dans certains villages, jusque dans les années 1950, on racontait aux enfants que, s’ils s'aventuraient trop loin dans les marais la nuit, le Grenoume en sortirait pour les entraîner dans l’eau froide et boueuse. Dans d’autres villages, les histoires de Grenomes illustrent plutôt un intérêt tendre et bienveillant pour l’animal.